Approche du probléme

L’Ă©noncĂ© du problème est le processus qui explique quel est lune difficultĂ© Ă  rĂ©soudre dans une enquĂŞte. C’est une partie essentielle de la mĂ©thode scientifique dans n’importe quel domaine de la science.

Savoir choisir un problème est le point de départ de toute enquête. En science, un problème est une difficulté qui nécessite des recherches pour être résolue.

Le processus problème-recherche-solution c’est une chaĂ®ne d’Ă©vĂ©nements, selon Mario Bunge. Ă€ son tour, la solution de tout problème peut devenir un nouveau problème.

Pour commencer une enquĂŞte, la première considĂ©ration que nous devons avoir est “Sommes-nous intĂ©ressĂ©s par cette question?”

Le travail de recherche ne peut aboutir s’il n’y a pas une curiositĂ© et un libre intĂ©rĂŞt associĂ© dès le dĂ©part.

Les étapes de la pose du problème

Reconnaissance des faits

Il faut d’abord partir de la reconnaissance des faits, c’est-Ă -dire examiner les faits qui soutiennent le problème, classez-les et sĂ©lectionnez-les de manière Ă  ce qu’ils soient pertinents pour l’enquĂŞte. Bref, c’est la recherche de connaissances prĂ©alables, c’est-Ă -dire toutes les informations que nous connaissons et que nous avons collectĂ©es sur ce que nous voulons rĂ©soudre.

Le choix des problèmes est dĂ©terminĂ© par l’Ă©tat des connaissances dĂ©jĂ  existantes sur le sujet. Si les connaissances sont rares, les problèmes profonds qui peuvent ĂŞtre rĂ©solus ne peuvent ĂŞtre formulĂ©s. Par exemple, les problèmes rencontrĂ©s par Einstein n’auraient pas pu ĂŞtre rĂ©solus s’il n’avait pas d’abord Ă©tudiĂ© les Ĺ“uvres d’Isaac Newton et Max Plank.

Découverte du problème

Une fois les faits Ă©tablis, nous cherchons ce qui ne concorde pas avec ce que l’on sait jusqu’Ă  prĂ©sent et que nous voulons rĂ©soudre. Chaque problème est inclus dans une connaissance prĂ©existante.

Pour obtenir des problèmes, nous pouvons rechercher les points faibles des solutions connues ou appliquer des solutions connues à de nouvelles situations et voir si elles continuent de fonctionner.

Cela pourrait Ă©galement fonctionner pour relier les problèmes de diffĂ©rents domaines. Comme, par exemple, relier la croissance incontrĂ´lĂ©e d’une population (problème social) Ă  la croissance incontrĂ´lĂ©e de cellules dans une tumeur (problème biologique).

Formulation du problème

Est le Ă©laboration de la question avec une plus grande possibilitĂ© d’ĂŞtre le bon basĂ© sur ce que l’on sait des faits.

Chaque problème doit ĂŞtre bien formulĂ©. Autrement dit, il doit contenir autant de variables qu’il y a d’inconnues et doit prĂ©senter une hypothèse correcte. Par exemple, quel est l’effet de l’aspirine? Cela suppose que l’aspirine, qui est une variable, a un effet, qui est l’inconnu.

Questions qui cherchent un “pourquoi?” ils ne sont pas scientifiquement pertinents. Un travail de recherche scientifique doit se concentrer sur le “comment?” En ce sens, “comment se produisent les tremblements de terre?” est une question plus valable que “pourquoi les tremblements de terre se produisent-ils?”

Les problèmes de dĂ©cision, ceux oĂą la rĂ©ponse est «oui» ou «non», ne sont pas non plus valables. Par exemple, la question “quelle est la relation entre l’estime de soi et l’obĂ©sitĂ©?” il est prĂ©fĂ©rable Ă  la question “y a-t-il une relation entre l’estime de soi et l’obĂ©sitĂ©?”

Richard Lockshin dans son livre The Joy of Science l’exprime ainsi lorsqu’il parle de la couleur brune des lapins:

“Quel est l’avantage sĂ©lectif de la couleur marron? Quel est le mĂ©canisme d’hĂ©ritage de la couleur marron par rapport aux autres couleurs? Quel mĂ©canisme de dĂ©veloppement place le pigment sur le dos et non sur le ventre du lapin? (. .. Ces questions suggèrent des mĂ©canismes possibles qui peuvent ĂŞtre testĂ©s. Pour cette raison, ces questions sont diffĂ©rentes des questions non scientifiques pourquoi les lapins sont-ils bruns? “.

Comment poser le problème?

Pour formuler le problème, il convient de répondre aux questions suivantes selon Mario Bunge dans son livre Recherche scientifique:

1. Quel est le problème?

Identifiez le problème. Par exemple, comment la consommation de chlorure de sodium (sel) affecte-t-elle la tension artérielle?

2. Quelles sont les données?

Autrement dit, les informations connues, le travail effectué auparavant par des personnes qui mangent beaucoup ou peu de sel et qui ont une pression artérielle élevée ou basse.

3. Quelles sont les hypothèses?

Les idées qui génèrent le problème. Par exemple, une consommation excessive de sel augmente la tension artérielle.

4. Quels sont les moyens?

Les techniques et procĂ©dures pour rĂ©soudre le problème. Il peut s’agir d’expĂ©riences avec des animaux ou des personnes oĂą l’on leur donne une certaine quantitĂ© de sel, puis leur tension artĂ©rielle est mesurĂ©e.

5. Quelles sont les relations logiques impliquées?

Il fait référence aux conditions qui relient les constituants du problème.

6. Quel type de solution souhaitez-vous?

Un schĂ©ma. Dans ce cas, ce serait une reprĂ©sentation de l’effet du sel sur la pression artĂ©rielle.

7. Quel type de vérification est nécessaire?

Nous voulons identifier la solution.

8. Pourquoi une solution est-elle recherchée?

Le but du problème. Par exemple, si le sel augmente la tension artérielle, cela peut être nocif pour la santé et vous devez alors prendre des mesures pour réduire votre consommation de sel.

Voir également les étapes de la méthode scientifique.

Exemple d’Ă©noncĂ© de problème

Si nous voulions faire des recherches sur les effets des tĂ©lĂ©phones portables sur la santĂ© humaine, nous devrions d’abord chercher des informations sur le fonctionnement des tĂ©lĂ©phones portables. Cela correspondrait au stade de reconnaissance des faits. Nous rechercherons toutes les informations connues liĂ©es aux tĂ©lĂ©phones portables, telles que la croissance du marchĂ© des tĂ©lĂ©phones portables depuis son invention et qui les utilise.

Nous examinerions Ă©galement les maladies ou les comportements associĂ©s Ă  l’utilisation du tĂ©lĂ©phone cellulaire. Nous aurions probablement des Ă©tudes sur l’Ă©tat de santĂ© des adultes qui utilisent constamment des tĂ©lĂ©phones portables.

Ă€ ce stade d’obtention des informations, nous serions intĂ©ressĂ©s de savoir ce qui arrive Ă  un enfant constamment entourĂ© de tĂ©lĂ©phones portables. Nous serions dĂ©couvrir un problème qui n’apparaĂ®t pas dans les informations prĂ©cĂ©demment collectĂ©es.

Pour formuler le problème, la question la plus appropriĂ©e serait: “Comment l’utilisation du tĂ©lĂ©phone portable affecte-t-elle le dĂ©veloppement de l’enfant?” Ă€ ce stade, nous supposons que l’utilisation du tĂ©lĂ©phone portable d’un enfant doit avoir un effet sur son dĂ©veloppement. L’effet du tĂ©lĂ©phone portable sur l’enfant est ce que nous voulons dĂ©couvrir.

 

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