José de San Martín

JosĂ© Francisco de San MartĂ­n y Matorras Ă©tait un homme politique et militaire qui s’est battu, avec d’autres dirigeants, pour l’indĂ©pendance de l’Argentine, du Chili et du PĂ©rou , il a mĂŞme participĂ© Ă  l’indĂ©pendance de la Bolivie.

San MartĂ­n est considĂ©rĂ© comme l’un des hĂ©ros les plus remarquables d’AmĂ©rique, dont le caractère et l’intĂ©gritĂ© se dĂ©marquent, ainsi que sa grande expĂ©rience militaire qui lui a valu la libertĂ© des peuples hispano-amĂ©ricains pour lesquels il a combattu sur le champ de bataille.

Premières années

JosĂ© Francisco de San MartĂ­n y Matorras est nĂ© le 25 fĂ©vrier 1778 Ă  YapeyĂş, sur les rives du fleuve Uruguay, dans le Virreinato del RĂ­o de la Plata, l’actuelle Argentine.

Son père Ă©tait l’espagnol Juan de San MartĂ­n, lieutenant-gouverneur du dĂ©partement de YapeyĂş, et qui a Ă©galement servi comme militaire pour la couronne espagnole. Sa mère, Gregoria Matorras, Ă©tait Ă©galement une citoyenne espagnole. San MartĂ­n Ă©tait le plus jeune de cinq frères nommĂ©s MarĂ­a Elena, Manuel Tadeo, Juan FermĂ­n et Justo Rufino.

Quand il avait à peine trois ans, sa famille a déménagé pour résider à Buenos Aires entre 1781 et la fin de 1783. Plus tard, ils ont déménagé à nouveau, mais cette fois en Espagne, où il a vécu pendant plusieurs années.

Mariage

Le 12 novembre 1812, des mois après l’arrivĂ©e de JosĂ© de San MartĂ­n Ă  Buenos Aires, il Ă©pousa MarĂ­a de los Remedios de Escalada, une jeune femme nĂ©e Ă  Buenos Aires le 20 novembre 1797.

San Martín avait avec sa femme une fille nommée Mercedes Tomasa San Martín y Escalada, née à Mendoza le 24 août 1816 et décédée en France en 1875, où elle vécut avec son père après son exil à Paris depuis 1830. Mercedes il épousa et a eu deux filles, également nées en France.

D’autre part, MarĂ­a de los Remedios de Escalada appartenait Ă  une famille de grand prestige social et Ă©conomique, liĂ©e Ă  la cause patriotique. C’est grâce Ă  leurs influences que le Horse Grenadier Regiment a pu voir le jour.

De mĂŞme, on se souvient de Remedios pour avoir fondĂ© la Ligue des femmes patriotiques Ă  Mendoza, dont le but Ă©tait d’offrir une aide Ă  la nouvelle armĂ©e des Andes.

Il mourut le 3 août 1823 et ses restes reposent au cimetière de La Recoleta, à Buenos Aires.

Formation militaire et politique

Portrait de Saint Martin

Portrait de José de San Martín (1828).

Dès son plus jeune âge, JosĂ© de San MartĂ­n a montrĂ© des qualitĂ©s pour l’Ă©tude et le dĂ©veloppement d’une carrière militaire prospère et active.

En 1787, il entre au Séminaire Nobles de Madrid où il étudie des matières de base pour son développement personnel telles que les mathématiques, les sciences naturelles, le français, le latin, la rhétorique, entre autres.

Puis, en juillet 1789, il dĂ©bute sa formation et sa carrière militaire en entrant dans le rĂ©giment de Murcie comme cadet, au moment mĂŞme oĂą le processus de la RĂ©volution française commence. Cela l’a conduit Ă  se battre Ă  Oran (Afrique), dans la campagne Melilla, contre les Maures.

Plus tard, en 1793, San MartĂ­n participa aux combats dans les PyrĂ©nĂ©es après quoi il fut promu sous-lieutenant. L’annĂ©e suivante, en 1794, il accède au grade de 1er sous-lieutenant et, de cette manière, il monte continuellement jusqu’Ă  ce qu’en 1804 il accède au grade de 2ème capitaine et participe Ă  plusieurs affrontements.

En 1808, les troupes de NapolĂ©on Bonaparte avaient envahi l’Espagne, raison pour laquelle une Junte du Gouvernement Central a Ă©tĂ© crĂ©Ă©e, agissant depuis SĂ©ville puis Cadix. San MartĂ­n faisait partie de ce conseil et cela lui a valu le poste de 1er assistant du rĂ©giment de volontaires Campo Mayor.

Cependant, peu de temps après, il s’est distinguĂ© comme lieutenant-colonel grâce Ă  ses actions pendant la guerre d’indĂ©pendance espagnole, et l’armĂ©e a Ă©tĂ© dĂ©corĂ©e de la mĂ©daille d’or des hĂ©ros de BailĂ©n. Il convient de mentionner que San MartĂ­n a participĂ© Ă  plus d’une douzaine d’affrontements.

De mĂŞme, c’est Ă  Cadix que San MartĂ­n apprit de la main de James Duff, un noble Ă©cossais qui l’introduisit dans le monde des lodges, qu’un plan d’indĂ©pendance pour l’AmĂ©rique du Sud Ă©tait en cours d’Ă©laboration.

Ces plans ont été mis en évidence après la révolution de mai, qui a eu lieu à Buenos Aires le 25 mai 1810, un événement après lequel le vice-roi de la vice-royauté de Río de la Plata a été démis de ses fonctions et la première junte gouvernementale a été nommée.

Cela l’amena Ă  prendre la dĂ©cision, en 1811, de renoncer Ă  sa carrière militaire en Espagne et de repenser sa loyautĂ© envers sa patrie.

Il s’embarqua donc en septembre de la mĂŞme annĂ©e pour Londres, oĂą il rencontra d’autres camarades tels que Carlos MarĂ­a de Alvear, AndrĂ©s Bello, Tomás Guido et JosĂ© MatĂ­as Zapiola, qui faisaient apparemment partie d’une loge fondĂ©e par Francisco de Miranda et SimĂłn BolĂ­var, afin d’obtenir l’indĂ©pendance du Venezuela et du reste de l’AmĂ©rique.

Voir aussi Révolution française.

Retour de San Martín en Amérique du Sud

Oléo de José de San Martín

Portrait Ă  l’huile de JosĂ© de San MartĂ­n, par le peintre François Joseph Navez (1824).

En janvier 1812, San MartĂ­n embarqua sur la frĂ©gate britannique George Canning pour Buenos Aires , oĂą il arriva en mars de cette annĂ©e pour lutter pour l’indĂ©pendance de l’Argentine et d’autres pays d’AmĂ©rique du Sud.

Cette mĂŞme annĂ©e, il crĂ©e, avec Carlos MarĂ­a de Alvear (qui est Ă©galement retournĂ© en AmĂ©rique), le Lautaro Lodge , afin de travailler et de planifier un projet d’indĂ©pendance pour l’AmĂ©rique. Les autres membres de cette loge Ă©taient Bernardo Monteagudo, JosĂ© MatĂ­as Zapiola et Juan MartĂ­n de PueyrredĂłn.

RĂ©volution de 1812

Le 8 octobre 1812, les membres de la Loge Lautaro dirigent un mouvement connu sous le nom de RĂ©volution du 8 octobre 1812 , contre le Premier Triumvirat pour le considĂ©rer comme peu dĂ©cisif dans la lutte pour l’indĂ©pendance.

En consĂ©quence, plusieurs de ses membres ont Ă©tĂ© rĂ©voquĂ©s et le deuxième triumvirat a Ă©tĂ© formĂ©, dont les membres ont convoquĂ© une AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de dĂ©lĂ©guĂ©s de toutes les provinces afin d’Ă©tablir une constitution et l’indĂ©pendance des Provinces-Unies du RĂ­o de la Plata.

RĂ©giment de grenadiers Ă  cheval

JosĂ© de San MartĂ­n est arrivĂ© Ă  Buenos Aires avec une carrière militaire assez remarquable après les victoires et les succès remportĂ©s lors de son service dans l’armĂ©e espagnole. Cela a suscitĂ© des soupçons au sein du comitĂ© directeur.

Cependant, compte tenu de la nécessité de renforcer le mouvement patriote, San Martín a été accepté comme lieutenant-colonel de cavalerie et a été chargé de créer le régiment de grenadiers à cheval en 1812 , destiné à protéger les rives du fleuve Paraná.

San MartĂ­n s’est consacrĂ© Ă  la formation et Ă  l’instruction des troupes en se basant sur ses connaissances et ses expĂ©riences de combat. De cette manière, le 3 fĂ©vrier 1813, le rĂ©giment obtint la victoire dans la bataille de San Lorenzo , oĂą il battit les troupes royalistes.

Armée du Nord et plan continental

Portrait de Manuel Belgrano

Portrait du général Manuel Belgrano.

Manuel Belgrano, militaire et homme politique argentin, avait Ă©tĂ© vaincu par les royalistes du Haut-PĂ©rou (actuellement en Bolivie) dans les batailles de Vilcapugio et d’AyohĂşma. Pour cette raison, Belgrano a Ă©tĂ© remplacĂ© comme chef de l’armĂ©e du Nord par San MartĂ­n, en janvier 1814, surtout après la victoire qu’il avait remportĂ©e dans la bataille de San Lorenzo.

San MartĂ­n a dĂ» reconstruire une armĂ©e dĂ©vastĂ©e après les dĂ©faites qu’elle a connues. Pour cette raison, ils se sont rĂ©fugiĂ©s Ă  San Miguel de Tucumán.

Au cours de ce processus, il a Ă©galement conçu un plan rĂ©ussi, le plan continental , qui lui a permis, avec l’armĂ©e du Nord, de traverser les Andes et d’attaquer la ville des vice-rois, Lima, par mer et non par terre. Par consĂ©quent, le colonel MartĂ­n Miguel de GĂĽemes a Ă©tĂ© nommĂ© pour dĂ©fendre la frontière nord.

Ce plan avait pour point de dĂ©part les propositions faites prĂ©cĂ©demment par d’autres chefs militaires tels que Tomás Guido ou Eustoquio DĂ­az VĂ©lez, entre autres. En ce sens, San MartĂ­n a complĂ©tĂ© ces propositions par son expĂ©rience en stratĂ©gie militaire.

Au cours de ce processus, San MartĂ­n a dĂ» se retirer brièvement de l’armĂ©e du Nord en raison d’une maladie de l’estomac et se rendre Ă  Saldán, l’actuelle province de Cordoue. Pendant ce temps, l’armĂ©e Ă©tait commandĂ©e par le gĂ©nĂ©ral Francisco Fernández de la Cruz.

De plus, en 1814, San MartĂ­n fut nommĂ© gouverneur de l’Intendencia de Cuyo , basĂ©e Ă  Mendoza, par le directeur suprĂŞme des Provinces-Unies de RĂ­o de la Plata. C’est Ă  ce moment qu’il a vu la nĂ©cessitĂ© de rendre toute la rĂ©gion indĂ©pendante du Chili et de lancer la campagne d’attaque au PĂ©rou.

Cependant, au Chili, les militaires Bernardo O’Higgins et JosĂ© Miguel Carrera n’avaient pas rĂ©ussi Ă  vaincre la force royaliste et Ă  imposer l’indĂ©pendance chilienne entre 1810 et 1814, une pĂ©riode connue sous le nom de vieille patrie, et ils se sont rĂ©fugiĂ©s avec les troupes de San MartĂ­n. .

Par consĂ©quent, cela a entravĂ© les plans de San MartĂ­n d’attaquer le PĂ©rou depuis le Chili, et Ă  son tour a donnĂ© la prioritĂ© Ă  la nĂ©cessitĂ© de rendre ce territoire indĂ©pendant.

C’Ă©tait une pĂ©riode de dĂ©faite. D’une part, NapolĂ©on Bonaparte est vaincu et le roi Ferdinand VII revient au pouvoir en Espagne en imposant son mandat et en punissant quiconque est contre lui.

En outre, les efforts pour obtenir l’indĂ©pendance du Chili et du Haut-PĂ©rou ont Ă©tĂ© vains, comme au Venezuela, dont les dirigeants, dont SimĂłn BolĂ­var, ont dĂ» fuir et se rĂ©fugier Ă  Carthagène après la persĂ©cution des troupes royalistes. La vice-royautĂ© du RĂ­o de la Plata Ă©tait la seule en meilleur Ă©tat.

Gesta de los Andes

San MartĂ­n s’est appuyĂ© sur O’Higgins et ensemble ils ont prĂ©parĂ© un plan d’invasion approuvĂ© par le directeur suprĂŞme des Provinces Unies de RĂ­o de la Plata, Juan MartĂ­n de PueyrredĂłn et par Gervasio Antonio de Posadas.

Entre les annĂ©es 1814 et 1817, San MartĂ­n et ses alliĂ©s utilisèrent toutes les ressources dont ils disposaient, rares pour les autres, pour organiser et prĂ©parer l’armĂ©e Ă  traverser les Andes.

L’objectif Ă©tait d’envahir le Chili et ils l’ont atteint le 12 fĂ©vrier 1817 lorsque l’armĂ©e a vaincu les forces royalistes. Puis, le 14, les troupes sont arrivĂ©es Ă  Santiago du Chili et l’AssemblĂ©e a convoquĂ© un conseil ouvert. San MartĂ­n avait Ă©tĂ© nommĂ© directeur suprĂŞme, cependant, il a rejetĂ© le poste et il a Ă©tĂ© accordĂ© Ă  O’Higgnis.

Le 19 mars 1818, la surprise de Cancha Rayada ordonnĂ©e par le vice-roi du PĂ©rou, Mariano Osorio, eut lieu dans laquelle l’armĂ©e patriote perdit la confrontation devant les royalistes.

Cependant, San MartĂ­n a rĂ©ussi Ă  rĂ©organiser l’armĂ©e et quelques jours plus tard, le 5 avril, il a remportĂ© la victoire dans la bataille de MaipĂş en battant les forces royalistes, dans laquelle on se souvient de l’Ă©treinte entre San MartĂ­n et O’Higgins, qui ne pouvait pas participer après avoir Ă©tĂ© blessĂ© quelques jours auparavant.

Avec la victoire de cette bataille, l’indĂ©pendance totale du Chili a Ă©tĂ© obtenue, et la route a Ă©tĂ© laissĂ©e en pleine mer pour libĂ©rer plus tard le PĂ©rou.

Libération du Pérou

Portrait de SimĂłn BolĂ­var

Portrait du Libéré Simón Bolívar.

L’accession Ă  l’indĂ©pendance du PĂ©rou faisait partie de la libĂ©ration de l’AmĂ©rique du Sud qui Ă©tait entre les mains de la couronne espagnole, et la vice-royautĂ© du PĂ©rou Ă©tait une grande force royaliste. C’est pourquoi il Ă©tait prioritaire de rendre le Chili indĂ©pendant.

San MartĂ­n, en plus d’avoir Ă  gagner les batailles, a Ă©galement dĂ» surmonter divers obstacles politiques et Ă©conomiques pour, enfin, prĂ©parer l’armĂ©e et se lancer dans la libĂ©ration du PĂ©rou.

Le 20 aoĂ»t 1820, l’expĂ©dition de libĂ©ration du PĂ©rou partit de ValparaĂ­so, au Chili, avec 4500 hommes qui faisaient partie de l’armĂ©e de libĂ©ration des Andes et de l’armĂ©e du Chili.

Le 8 septembre 1820, ils débarquent à Parcas, au Pérou, près du port de Pisco. San Martín voulait négocier avec le vice-roi Pezuela, mais ils ne sont pas parvenus à un accord. En janvier 1821, José de la Serna fut nommé vice-roi au Pérou, donc San Martín tenta à nouveau de négocier mais sans succès.

Cependant, des tentatives de nĂ©gociations pacifiques ultĂ©rieures ont Ă©tĂ© faites pour libĂ©rer le PĂ©rou, qui n’ont obtenu aucun rĂ©sultat positif.

Par consĂ©quent, le 15 juillet 1821, San MartĂ­n occupa Lima et , le 28, il dĂ©clara solennellement l’indĂ©pendance du PĂ©rou , pour laquelle il fut nommĂ© protecteur du PĂ©rou.

Cependant, après la victoire, il devait encore faire face Ă  de grandes rivalitĂ©s, il Ă©tait donc dans une lutte constante pour empĂŞcher l’invasion du territoire libĂ©rĂ©.

Après l’occupation de Guayaquil, après les batailles de Riobamba et Pichincha, le cĂ©lèbre entretien entre SimĂłn BolĂ­var et San MartĂ­n a eu lieu, du 26 au 27 juillet 1822 , au cours duquel ils ont discutĂ© de la conclusion du processus de libĂ©ration de l’AmĂ©rique.

On suppose que San MartĂ­n a dĂ©cidĂ© de s’Ă©carter de ces plans et est donc retournĂ© Ă  Lima, en septembre il a pris sa retraite de ses positions politiques et militaires et est retournĂ© en Argentine.

Retraite de San MartĂ­n

Une fois que San MartĂ­n a estimĂ© que son devoir Ă©tait rempli, il s’est retirĂ© de l’activitĂ© politique et militaire. Ainsi, en 1823, il retourna Ă  Mendoza, puis Ă  Buenos Aires, oĂą sa femme mourut.

Plus tard, en 1824, il s’embarqua avec sa fille en Europe jusqu’Ă  ce qu’en 1831 il s’installe en France, oĂą il mourut le 17 aoĂ»t 1850.

 

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